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L’action municipale et les perspectives

Lors de la traditionnelle Cérémonie des vœux organisée à l’Espace Pierre Bachelet, le maire Gilles Battail a présenté, devant une salle comble de 800 personnes, le bilan de l’année et les projets à venir.

" Agir dans le sens de l’intérêt public, améliorer la vie quotidienne et apporter des réponses concrètes dans le cadre d’un budget contraint mais d’une fiscalité maîtrisée, c’est notre règle, notre cap.

En 2017, les taux de la fiscalité communale ne seront pas augmentés. C’était un engagement, nous continuons à le tenir.

Le budget 2017 qui est en préparation traduira ces engagements. Certains projets iront plus vite, d’autres, en raison de leur complexité et de la multitude des acteurs, s’inscriront dans des temps plus longs. Je vous propose de faire le point et de vous préciser la route que nous suivons".

Les avancées du projet de géothermie

Gilles Battail : Nous venons d’entrer dans la phase opérationnelle avec le forage du puits. Cette technique consiste à récupérer l’énergie stockée sous la surface de la terre. La chaleur est remontée à la surface en réalisant un forage plus ou moins profond. À Dammarie, le forage ira jusqu’à 2 000 m, là où la température se situe entre 50 et 95°C. Les opérations de forage des puits ont débuté sur le site de construction de l’unité de géothermie et devraient durer jusqu’à fin avril 2017. Les travaux se dérouleront 7j/7 et 24h/24. Bien entendu, comme pour tous les chantiers, il y a quelques désagréments mais nous avons tout mis en oeuvre avec notre délégataire afin de les limiter au maximum.

Les avantages de ce mode de chauffage

GB : Il représente une sécurité d’approvisionnement, disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an. C’est une énergie moins chère que le gaz, moins néfaste pour l’environnement et inépuisable. Il sera utilisé par plus de 4 000 logements, le collège et le lycée sans doute et j’espère la piscine. Dans un contexte de hausse régulière des prix de l’énergie, la chaleur géothermique se révèle très compétitive car son coût n’est pas soumis à la fluctuation des marchés comme c’est le cas pour les énergies fossiles.

Au-delà de ce grand projet, plusieurs démarches en faveur de l’environnement…

GB : La ville a cessé toute utilisation des pesticides. Ce choix amène à une gestion différente des espaces verts et à des changements dans l’organisation et les pratiques des agents municipaux en charge de l’entretien. Ils testent actuellement deux nouvelles manières de désherber : le désherbage thermique, c’est-à-dire à l’eau chaude, et le désherbage mécanique.

La sensibilisation des jeunes publics aux enjeux environnementaux…

GB : Nous avons recruté un spécialiste de l’éducation à la nature qui va disposer cette année d’un nouvel espace pour effectuer des animations auprès des enfants et plus globalement de tous les publics. Je pense que l’observation du phénomène naturel est très importante. Jacques-Yves Cousteau disait « le bonheur pour une abeille ou un dauphin, c’est d’exister, pour l’homme, c’est de les avoir », je partage ces propos. Nous devons développer ces connaissances et nous devons les diffuser afin que nos enfants soient imprégnés de ces principes qui sont les clés du monde de demain.

Une initiative de l'association ODE (Orientation Développement Emploi) soutenue par la ville, sur la création de jardins maraîchers

GB : La ville a mis à disposition de l’association un terrain afin qu’elle développe une action de réinsertion. Cette dimension sociale nous a particulièrement intéressés tout comme l’engagement de l’association de produire bio et de réserver les produits à un circuit court de diffusion puisque c’est l’épicerie sociale LYS’EA qui en bénéficie. En 2017, ODE espère être en capacité de proposer ses légumes à l’ensemble des Dammariens.

Quel bilan pour la tranquillité publique à Dammarie ?

GB : En 2016, quinze caméras ont été installées. La vidéo-protection est une force d’appoint en termes de prévention,de dissuasion. Elle est très utile pour l’élucidation des faits de délinquance.Une deuxième phase de déploiement est prévue pour laquelle nous bénéficions d’ores et déjà d’un soutien de l’État qui vient de nous accorder une subvention. Enfin, deux ASVP ont bien été recrutés avec pour axes de travail : pédagogie et sanction si nécessaire.

L’année 2017 est marquée par une nouveauté importante dans l'action en matière de tranquillité publique...

GB : En effet, nous allons créer une Police Municipale. Cette décision rompt d’une certaine façon avec une longue tradition à Dammarie mais notre philosophie n’a pas changé.La sécurité reste une compétence de l’État, exercée par la Police Nationale.La ville n’a pas vocation à s’y substituer mais le nombre croissant d’incivilités nuit à notre cadre de vie quotidien. Les missions de la Police Municipale s’inscriront dans le cadre d’une police de proximité. Les agents qui la composeront privilégieront la présence dissuasive, le dialogue et le service aux personnes en étant présents sur la voie publique. Ils auront pour mission de faire respecter les arrêtés du maire et sanctionneront les infractions en termes de sécurité routière, notamment la vitesse, de nuisances sonores, les dépôts sauvages...

Quand la Police Municipale sera-t-elle en fonction ?

GB : Elle devrait être opérationnelle vers mai-juin en fonction de l’avancée des recrutements qui viennent d’être lancés. Ce nouveau service sera composé de cinq agents qui travailleront entre 8h30 et 18h du lundi au vendredi.

Les avancées du Programme de Rénovation Urbaine

GB : Pas totalement. Nous avons eu un problème sur l’îlot Normandie qui est en passe d’être réglé. L’achèvement du PRU sera effectif lorsque le réaménagement du site du centre commercial de l’Abbaye du Lys aura totalement abouti. Il y a eu des avancées qui sont d’ailleurs bien visibles,avec la construction du Pôle emploi qui devrait ouvrir ses portes d’ici deux mois… Suivront les travaux de la crèche pour une ouverture de ce nouvel équipement prévue au premier trimestre 2018. En ce qui concerne le futur centre commercial,c’est EPARECA, un établissement public qui se charge de la mise en oeuvre.

Au coeur du quartier de la Plaine du Lys, le centre Schweitzer va faire l’objet de très importants travaux en 2017...

GB : En effet le centre Schweitzer est un équipement majeur de notre commune qui accueille en temps normal, la médiathèque et plusieurs services municipaux. Construit dans les années 1990, il a aujourd’hui besoin d’une rénovation notamment sur le plan thermique car la conception de l’époque n’intégrait pas autant les critères de performance énergétique. À l’occasion de ce projet, l’équipe municipale a réfléchi aux différents usages de cet équipement. À l’issue des travaux, la médiathèque y sera toujours présente mais les autres services municipaux auront été relocalisés afin de dédier le reste de l’équipement à la création d’une maison des associations. Ils rejoignent le pôle du Centre Administratif afin de favoriser le regroupement des services sur un seul site pour faciliter les démarches des administrés. La crèche familiale et le RAM (Relais des Assistantes Maternelles) seront également relocalisés dans une propriété de la ville, avenue Henri Barbusse, à proximité du parc du Château Soubiran, un site particulièrement agréable.

Une action quotidienne très concrète...

GB : Les services municipaux sont engagés au quotidien dans des actions très concrètes au service des dammariens. On en a déjà évoqué certaines : la propreté, l’entretien des espaces verts, la réfection de la voirie, les aménagements pour réduire la vitesse sur les routes, les travaux dans les écoles et les équipements sportifs. En 2016, nous avons réalisé un terrain de football synthétique, qui permet désormais aux footballeurs de jouer dans n’importe quelles conditions météorologiques.

Où en est le projet de réaménagement du centre-ville ?

GB  : C’est un problème national puisque toutes les villes de taille moyenne ont des difficultés avec leurs commerces de proximité. L’activité dans le centre-ville dépend en priorité de l’esprit d’entreprise des commerçants. Aujourd’hui, à Dammarie-lès-Lys, nous avons des commerçants dynamiques qui souhaitent exercer leur métier et satisfaire leurs clientèles. Nous devons les aider avec un réaménagement urbain mais aussi en favorisant l’augmentation de la fréquentation en centre-ville. La relocalisation d’un certain nombre de services municipaux y participe. Nous devons aussi travailler à l’arrivée de nouveaux consommateurs. Une densification modérée est donc envisagée pour amener des clients au plus près des commerces.

Une des réponses est l’implantation d’une résidence multi-générationnelle entre l’avenue du Maréchal Foch et la rue Pierre Curie. Les travaux de cette résidence vont débuter à l’automne 2017 et devrait s’achever d’ici la fin d’année 2018. Elle comprendra 78 logements dont 53 appartements pour nos aînés, 13 logements étudiants et 12 pour des jeunes travailleurs.

Deux sujets liés au centre-ville…

GB : Le 14 juillet dernier, l’Intermarché a été victime d’un acte de vandalisme totalement odieux, qui a amené à sa fermeture. Quatre individus irresponsables et méprisables y ont mis le feu, privant des salariés de leur emploi et les habitants d’un commerce de proximité. Depuis cette date, le directeur de cet établissement se bat pour la réouverture du magasin. Je l’ai encore reçu, il y a 15 jours, mais les nouvelles ne sont guère encourageantes malheureusement.

Le devenir du site de l’Ermitage...

GB : Mon propos n’est pas de contester que les médecins, les chirurgiens et autres spécialistes se regroupent sur le site du futur hôpital de Melun pour bénéficier d’un plateau technique encore plus performant. Dans un contexte où nous sommes déjà très largement affectés par la désertification médicale, je souhaite cependant que la clinique de l’Ermitage, très fré- quentée, puisse conserver une vocation médicale ou médico-sociale. Depuis plusieurs mois, nous recherchons des solutions. Ce n’est pas simple mais nous ne baissons pas les bras.

En ce qui concerne le projet du Quartier Saint-Louis, où en est-on  ?

GB : C’est un vaste sujet puisqu’il s’agit de la plus grande friche industrielle d’Île-de-France située en bord de Seine. Nous avons travaillé à rapprocher deux projets majeurs du cœur de notre agglomération avec la transformation du pôle gare de Melun et le Clos Saint-Louis. Nous sommes également à l’aube de la signature d’un Contrat d’Intérêt National et je me réjouis que l’État s’engage à nos côtés. Mais il y a un sujet qui me tient particulièrement à cœur  : les déplacements. Notre communauté d’agglomération vient de s’étendre, elle est aujourd’hui constituée de 20 communes et de 128 000 habitants et on ne peut pas prétendre avoir un développement économique si nous n’avons pas de perspectives en matière de transports. J’ai la faiblesse de penser, étant seine-et-marnais depuis longtemps, que les transports en commun sont certes une réponse mais nous ne bénéficierons jamais d’une densité de transports en commun suffisante. Nous continuerons à utiliser les voitures d’autant qu’elles sont de plus en plus propres et que nous aurons donc moins de scrupules à les utiliser. Le franchissement de la Seine est un impératif, avec un pont en amont et un pont en aval afin de constituer un véritable contournement. Nous devons aussi prendre en compte la façon dont nous pourrons nous déplacer depuis le nord de Melun vers l’ouest et les villes de Pringy, Saint-Fargeau et Ponthierry.

Une action très forte en termes d’accès et d’offre culturelle et plus largement de loisirs...

GB : L’Espace Pierre Bachelet est un équipement reconnu tant pour l’offre de spectacles qu’il propose que pour sa capacité à accueillir des salons et des congrès. Ce dernier point nous a d’ailleurs amenés à rénover un bâtiment communal non utilisé, situé à l’arrière de l’EPB pour créer une grande salle supplémentaire. Tous ces équipements favorisent bien entendu des lieux de culture, d’échanges mais aussi de détente, de loisirs et pour nous il est également très important de créer des endroits et des moments de convivialité à l’image de deux manifestations qui ont eu lieu en 2016 et qui seront reconduites en 2017. Je veux parler de la Fête du terroir qui a rencontré cette année encore, pour sa 3e édition, un énorme succès et de l’événement « Dammarie plage » initié l’an passé sur les bords de Seine.