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Le projet d’aménagement du pôle-gare

DEPUIS LA FIN JANVIER, le plan de modernisation de la gare melunaise est soumis à une phase de concertation sous l’impulsion du syndicat des transports « Île-de-France Mobilités ». D’ici 2030, le pôle-gare devrait accueillir plus de 30 % de voyageurs supplémentaires.

 

Aujourd’hui, la gare de Melun fait partie des grands pôles de correspondances départementales mais aussi régionales. Desservis par le RER D, le Transilien R et 28 lignes de bus, la gare et ses abords doivent être modernisés pour mieux répondre aux besoins des 43 000 voyageurs qui y circulent chaque jour. Le projet prévoit des aménagements concernant entre autres les parvis nord et sud, entièrement dédiés aux modes de déplacements doux, une offre de stationnement vélo, des zones de taxi et de dépose-minute implantées au niveau des deux parvis, 350 nouvelles places de parking aux abords de la gare sans oublier des cheminements pour les piétons (dont les PMR) et les cyclistes et notamment une nouvelle liaison douce qui reliera la gare au futur quartier du Clos Saint-Louis. D’ici 2030, la fréquentation de la gare de Melun devrait augmenter de 30 % et,dans cette optique, trois scénarios de franchissement des voies ferrée sont été imaginés. Ils ambitionnent de réorganiser et d’agrandir les espaces pour améliorer la sécurité des déplacements des voyageurs vers la gare et à l’intérieur de cette dernière et de faciliter les correspondances au sein du pôle, tout en préparant l’arrivée du « T Zen 2 », la nouvelle ligne de bus qui reliera Lieusaint à la gare melunaise.

Trois possibilités étudiées

Le scénario A propose une passerelle protégée de six mètres de large en libre accès, avec ascenseurs, escalators et un dénivelé cumulé de 16 mètres pour un coût prévisionnel estimé entre 40 et 45 millions d’euros. Ce scénario permettrait d’avoir une bonne desserte du « quartier centre gare » mais l’accès aux trains se situerait en bout de quai et le dénivelé serait une grande difficulté.

Le scénario B prévoit un franchissement des voies ferrées par un souterrain de plain-pied de sept mètres de large, à l’ouest de la gare ferroviaire, en libre accès au centre des quais. Les travaux sous les voies ferrées restent malgré tout complexes. Le coût est estimé à environ 50 à 55 millions d’euros. « La création d’un passage souterrain d’une grande largeur

permettrait d’ouvrir la gare sur le parvis sud, facilitant l’accès au train des usagers provenant du sud-ouest de la gare, et garantissant ainsi une meilleure communication et fluidité entre le nord et le sud de la gare. En ce qui concerne la gare routière sud, je pense qu’il faut prévoir l’agrandissement et le réaménagement du parvis afin de créer un véritable pôle d’accès à la gare pour toutes les personnes venant des communes situées au sud », explique le maire Gilles Battail.

Enfin, le scénario C mêle la passerelle pour les flux urbains et un souterrain de cinq mètres de large pour accéder aux quais. Le coût : 45 à 55 millions d’euros.