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Le « vivre-ensemble » au cœur de la politique de la ville

DE NOMBREUSES INITIATIVES SOCIALES, citoyennes et culturelles sont menées au quotidien à Dammarie-lès-Lys. Un certain nombre d’entre elles s’inscrivent dans ce que l’on appelle la « Politique de la ville ». Retour sur une année riche en actions.

Depuis 2016, la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine (CAMVS) fixe avec l'Etat les engagements et les actions à entreprendre au sein des quartiers définis comme prioritaires. Chaque année, un appel à projets est lancé par l'Etat pour permettre aux associations, aux communes ou aux différents porteurs de projets de demander des subventions pour mettre en oeuvre des initiatives. En 2017, un budget de 1,2 millions d’euros a été alloué en faveur des cinq quartiers identifiés à Dammarie-lès-Lys, le Mée-sur-Seine et Melun. Pour chaque territoire, ces subventions sont réparties entre les communes, l'Education nationale, et les associations locales.

« Un moyen de responsabiliser les jeunes adultes »

La Ville, par le biais du service Jeunesse et du Centre Socio-Éducatif, met en place de nombreux projets de citoyenneté et de cohésion sociale. Par exemple, la bourse au permis B proposée aux jeunes implique un investissement de leur part dans la vie communale. « En contrepartie du versement de cette bourse, les bénéficiaires doivent effectuer 50 heures de bénévolat dans une association de la ville. C’est un moyen de responsabiliser ces jeunes adultes », dit Rachida Zineddine, employée au service Jeunesse.

« Donner envie aux habitants de s’intégrer dans la vie de la ville »

Au Centre Socio-Éducatif, renforcer le lien social et l’intégration dans le cadre de vie est un objectif de tous les jours. Dans les locaux du Centre Gérard Philipe ou ailleurs, cette ambition prend corps  dans de multiples activités. La Fête des voisins, l’atelier couture tous les mercredis aux Volubilis, la chorale les mardis soir au gymnase François Cevert, le théâtre pour enfant les jeudis soir à l’école Henri Wallon ou encore les ateliers sociolinguistiques en sont quelques exemples. Ce dernier dispositif guide 32 personnes d’origine étrangère vers l’autonomie sociale et les initie à la langue française les lundis et jeudis. Elles apprennent également les valeurs de la République.

Il y a quelques semaines, le CSE en compagnie du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), a conseillé les jeunes retraités dans leur seconde vie lors d’un « Tremplin seniors ».

Aider les enfants dans leur réussite scolaire

Le programme de « Réussite Educative » financé en partie par le CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires) et mis en place par la Ville est un dispositif éducatif de prévention, de soutien et d’accompagnement des jeunes dammariens de 2 à 16 ans. Son champ d’action fait partie intégrante de la « Politique de la Ville » en intervenant dans plusieurs domaines : la santé, la culture, le handicap, la prévention et la lutte contre l’illettrisme, la lutte contre la discrimination, l’absentéisme scolaire… Les Clubs coup de pouce clé, quant a eux, aident quatre fois par semaine des élèves qui ont  des fragilités en lecture et en écriture. Pour intégrer les parents non francophones au parcours de leurs enfants, la Reussite Educative s’entoure d’interprètes lors des rendez-vous et réunions. Cette action vise à faciliter les échanges, la communication et la compréhension entre les familles et les professionnels mais aussi à renforcer la place des parents en tant que premiers éducateurs de leur enfant. Enfin, en 2017, une nouvelle démarche a vu le jour : celle de l’art-thérapie. Chaque vendredi soir et samedi matin, les enfants en difficultés valorisent leurs capacités en créant. 

« Les associations Dammariennes sont force de proposition et nous essayons de les accompagner au mieux »

Bien sûr, pour qu’elle soit efficace et totalement intégrée à la vie quotidienne des habitants, cette politique repose sur la mobilisation des acteurs locaux. À Dammarie-lès-Lys, les associations sont nombreuses, vivantes et forces de proposition. Le service municipal de la Vie associative les accompagne et les aide à bien définir leurs projets. Parmi elles,  l’association LYSEA qui aide les plus démunis, ou encore ODE (Orientation Développement Emploi) et son chantier d’insertion « Vert chez moi ». L’association « Le Chêne et ses racines »  organise au centre Gérard Philipe de multiples rencontres de soutien et de conseils aux familles (séparation, soutien à la parentalité, groupe de parole pour les pères, mères ou enfants). Dans la même lignée, l’association « Ida y Vuelta » developpe un projet culturel et artistique autour de « l’enracinement » et de la mixité hommes/femmes.

L’art, facteur d’intégration

Cette créativité se retrouve aussi au cœur de l’association « Tranquille dans ma ville » où les enfants révèlent leur potentiel dans un atelier d’écriture de Slam chaque mercredi. Sans oublier la « compagnie Emoi » qui a mené, tout au long de l’année, un projet original de danse « créer c’est résister » en s’appuyant sur la voie philosophique de Gilles Deleuze. Objectifs pour les enfants : découvrir la danse dans toute sa diversité, regarder son environnement autrement et porter un regard nouveau sur soi-même et les autres. Avec la danse, les Dammariens se sont aussi retrouvés par le biais d’un autre art fédérateur : le cinéma. En effet, 150 habitants ont passé le casting pour le tournage des courts métrages « Dans mon hall » initié par  la CSF (Confédération syndicale des Familles).