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Quel rôle pour la nouvelle police municipale ?

DEPUIS PLUSIEURS MOIS, la municipalité développe plusieurs actions pour améliorer la tranquillité publique et lutter contre les incivilités : création d’une police municipale, installation de la vidéo-protection et de radars pédagogiques… Rencontre avec le chef de la police municipale.

 

Pouvez-vous nous parler en quelques mots de votre parcours professionnel ?

Je suis arrivé à Dammarie le 1er mai dernier. Auparavant, j’étais chef d’une police municipale pendant 7 ans et avant cela j’ai passé 21 ans au sein de la gendarmerie. J’ai effectué de nombreuses missions sur le continent et en outre-mer, puis en gendarmerie départementale notamment en Seine-Saint-Denis.

Quelles sont les missions dévolues à la police municipale que vous dirigez à Dammarie-lès-Lys ?

La police municipale, telle que le maire et l’équipe municipale l’ont définie est une police du quotidien, de proximité, qui doit aider les personnes à vivre ensemble, en luttant contre les incivilités, l’insécurité, la délinquance et avec une présence maximum au contact de la population. Mon ambition est que notre équipe soit intégrée dans la ville, visible, reconnue et acceptée par tous, tout en sachant se faire respecter. Nous sommes tournés avant tout sur le dialogue, la prévention. La sanction n’intervient que lorsque nous ne sommes pas entendus.

Quel est le cadre d’exercice des policiers municipaux, que font-ils concrètement ?

À Dammarie-lès-Lys, la police municipale est une création. Nous partons de zéro. Le périmètre de notre champ d’action et nos moyens ont été clairement définis en amont par les élus. À mon niveau, il me faut construire de A à Z une équipe soudée, complémentaire, ayant les compétences requises et appliquer sur le terrain les orientations arrêtées. Dans le cadre des recrutements actuels, les agents vont être formés en fonction de leur parcours professionnel antérieur et recevront un double agrément de la préfecture et du procureur de la République. Ils seront compétents pour relever toutes les infractions au code de la route et au code pénal. Comme nous le faisons déjà aujourd’hui même si l’effectif n’est pas au complet, les policiers municipaux ont vocation à patrouiller dans tous les quartiers pour relever les incivilités quotidiennes : les dépôts sauvages, les déjections canines, les stationnements anarchiques, les troubles créés, par exemple, par la musique trop élevée dans les véhicules… La lutte contre la vitesse excessive est également une priorité. Cinq radars pédagogiques ont été installés dans les rues dammariennes (Maréchal Foch, Colonel Fabien, Louis Barthou, Vosves, Docteur Lhéritier).

L’objectif est d’informer et sensibiliser les conducteurs sur la vitesse de leur véhicule et combattre la baisse de vigilance au volant grâce à une simulation visuelle.

C’est aussi la police municipale qui répond aux réquisitions de la police nationale en termes de vidéo-protection ?

En effet. Aujourd’hui, 25 caméras ont été déployées dans la ville. En 2017, 11 enregistrements ont été transmis à la police nationale sur réquisition afin d’aider les enquêtes. Dans 35 % des cas, ces images ont permis d’identifier les auteurs et complices des infractions. En 2018, une vingtaine de caméras supplémentaires seront installées. Les implantations sont choisies conjointement par la Ville et les forces de sécurité de l’État sur la base du diagnostic de sécurité et des faits constatés, avant d’être soumis et autorisés par la préfecture.