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L'histoire de Dammarie-lès-Lys

Quelques repères historiques

 

Juin 1244 : La Reine Blanche de Castille, désireuse de fonder un monastère de soeurs cisterciennes près de Melun, résidence royale, demanda à son fils, le roi Louis IX, futur Saint Louis, d’ordonner et financer, sur ses deniers, la construction d’une abbaye sur les terres du Lys. Cette abbaye, soeur jumelle de Maubuisson, dans le Val d’Oise, fut l’une des plus importantes de l’Ordre de Citeaux.

 

Abbaye du Lys 2

 

Juin 1248 : Signature par Louis IX dit Saint Louis de la Charte de Fondation de l’Abbaye du Lys et établissement des premières religieuses.

13 mars 1253 : Après la mort de Blanche de Castille, son cœur fut solennellement transféré à l’église du Lys par Renaud de Corbeil, évêque de Paris. Ce cœur disparut à la Révolution.

4 août 1358 : Une bande de soudards navarrais, marchant sous la bannière de Charles-le- Mauvais, roi de Navarre, pénétra dans l’île de Melun et saccagea le château et la ville. Tous les villages situés sur les territoires de la rive gauche de la Seine, dont Dammarie-lès-Lys, furent livrés au pillage et à la dévastation. La guerre de Cent Ans n’épargna pas l’Abbaye du Lys ; plusieurs de ses bâtiments furent incendiés et détruits après avoir été pillés. Il faudra presque deux siècles

17 juin 1359 : Le Dauphin, accompagné de Du Guesclin, se préparant à attaquer Melun assiégée par les Anglo-Navarrais, établit son quartier général dans l’abbaye.

1420-1429 : Durant près de dix ans, Melun et sa région furent sous la domination anglaise jusqu’à l’arrivée des armées de Jeanne d’Arc en 1429.

1634 : Pour la première fois dans toute l’histoire de notre commune, on ouvrit un registre des baptêmes, des mariages et des inhumations en vertu de l’Ordonnance royale de Villers-Cotterêts édictée par François 1er en 1539.

18e siècle : L’Abbaye du Lys, mal gérée, perdit progressivement tout renom. La Révolution achèvera sa ruine. Après le départ des dernièresreligieuses, en 1792, le démantèlement de l’édifice est ordonné par le Tribunal Révolutionnaire de Melun. Seuls subsistèrent le pavillon construit par Monseigneur de Luynes au 18e siècle et devenu aujourd’hui le Centre des Musiques Didier Lockwood, ainsi que quelques parties du coeur et du transept de l’église. Les particuliers achevèrent de piller l’ensemble. Ce qui resta de l’Abbaye devint une ruine romantique.

19e siècle : Début de l’industrialisation de la ville avec la construction du chemin de fer PLM Paris-Lyon-Méditerranée qui s’arrête à Melun dès 1849 et la construction de la ligne Corbeil à Montereau qui s’arrête à la gare de Vosves en 1897. Citons l’implantation de la brasserie Grüber (1855), la fabrique des chaux et plâtre (1865) en bords de Seine, la Bombonnerie Jacquin (1873) qui se situait au milieu de l’avenue Anatole France, à l’emplacement des lotissements rue Pierre Chanteloup et Jean Monnet.

20e siècle : De grandes usines s’installent sur le territoire de la ville : la fonderie Delattre et Frouard (1911), l’usine des radiateurs Idéal Standard et Everitube (1916-1927). Mais la récession économique des années 70, suite au choc pétrolier, entraîne leurs fermetures progressives.

1926 : Les bâtiments de l’Abbaye du Lys sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et sont classés quatre ans plus tard.

1968 : Début de la construction de la Plaine du Lys avec près de 4000 logements qui s’achèvera en 1975. Une politique de réhabilitation de ce quartier fut entreprise de 1983 à 2017 grâce à l’un des plus importants Programmes de Rénovation Urbaine en France.

1993 : Opération de restauration et de valorisation des ruines de l’Abbaye du Lys.

2006 : Présentation du Programme de Rénovation Urbaine (PRU) à l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU). Les signatures d’avenants et de conventions complémentaires ont prolongé le PRU.

renovation urbaine

 

2009 : Ouverture de La Cartonnerie, l’un des plus importants complexes de loisirs du sud Seine-et-Marne à l’emplacement de l’ancienne usine Devoisselle.

2011 : Ouverture de l’Espace Pierre Bachelet, pouvant accueillir jusqu’à 3500 personnes debout.

EPB

2018 :

• Réhabilitation du centre commercial de l’Abbaye du Lys et du Centre Albert Schweitzer.

• Redynamisation du centre-ville.

• Ouverture de la crèche municipale Jacqueline Bonjean.

• Deux vastes projets sont actuellement à l’étude : l’aménagement des friches industrielles du Clos Saint-Louis et la transformation du pôle gare de Melun.

 

Le blason et le logo

Le blason de Dammarie-lès-Lys trouve son origine dans l'Abbaye du Lys, fondée par Blanche de Castille, reine de France. Le couronnement supérieur des armes symbolise sa construction qui fut à l'origine du développement de la cité, à partir du 18ème siècle. Dans la partie gauche de l'écu, on retrouve les armes anciennes de la Maison de France (d'azur, fleur de lys d'or) et, dans la partie droite, les armes de la Maison de Castille.

Blason

 

Le logo traduit la volonté de la commune d'afficher le visage vivant et coloré d'une ville de 20 262 habitants, fière de son passé et résolument tournée vers l'avenir. On y retrouve des éléments caractéristiques de Dammarie-lès-Lys : la silhouette de l'Abbaye en gris, et la fleur du lys d'une couleur chaude et lumineuse, qui témoignent de l'histoire de la commune : la Seine évoquée par le fil bleu, la forêt symbolisée par la couleur verte qui évoque, également, le dynamisme de la Ville.

logo

 

L'origine du mot Dammarie

A l'origine de l'introduction du Christianisme dans le pays melunais, une modeste chapelle fut élevée sur les bords de la source, s'échappant du coteau qui domine Dammarie-lès-Lys. Cette chapelle dédiée à la Sainte-Vierge fut à l'origine du nom Dammarie (Dame Marie). Des vestiges retrouvés lors de la construction du chemin de fer permettent, cependant, d'affirmer que l'origine de notre commune remonte plus loin, à la période gallo-romaine.