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Balade en pays dammarien

En ce mois des journées du patrimoine, il était impossible de ne pas saisir l’occasion d’aller à la découverte de Dammarie en compagnie d’une guide très qualifiée, Jacqueline Bonjean, maire adjointe, véritable Dammarienne depuis 1945.

Balade en pays dammarien

Jacqueline aime se promener dans sa ville et y rencontrer des Dammariens.

 

En ce mois des journées du patrimoine, il était impossible de ne pas saisir l’occasion d’aller à la découverte de Dammarie en compagnie d’une guide très qualifiée, Jacqueline Bonjean, maire adjointe, véritable Dammarienne depuis 1945.

Lys'mag : Quel est le premier lieu dont vous avez envie de nous parler ?

Jacqueline Bonjean : Il s’agit des avenues Foch et Jaurès et cela pour deux raisons. D’abord sentimentale car je suis née dans un pavillon situé dans l’actuelle avenue Fabien. Ensuite en raison d’un souvenir qui m’a beaucoup marqué : celui des sorties d’usine à vélo des ouvriers, le midi, avenue Jean Jaurès. Il fallait bien regarder avant de traverser la route à pied car ils sortaient en grand nombre. J’entends encore le bruit des pédaliers. C’était des rues très animées car il y avait des usines et donc beaucoup d’employés. Dans les années 50, le vélo était le principal moyen de locomotion. Aujourd’hui je suis contente de voir les vélos prendre davantage leur place dans la ville grâce aux pistes cyclables.

Lys'mag : Vous avez assisté  à la création du quartier de la plaine du Lys et aujourd’hui vous assistez à sa transformation.

Jacqueline Bonjean : En effet, j’ai vu la construction des tours. Il est important de restituer le contexte. Nous étions dans les années 60, le manque de logements était très important. Ces appartements présentaient un confort incroyable pour l’époque. Ils étaient spacieux et comprenaient notamment une salle de bain, un vrai luxe. Mais  un peu plus de 20 ans plus tard, la situation n’était plus la même. Les côtés négatifs ont pris le pas sur les aspects positifs : problème d’entretien, de sécurité… Aujourd’hui qui peut regretter la démolition de la barre de logements rue du bas moulin ?  Elle a permis une réelle valorisation du magnifique site de l’abbaye du lys. Sa destruction a ouvert le quartier, donné de la lumière. La transformation de la plaine du lys avec la démolition des tours, la disparition des douves  les résidentialisations, la création de rues… représentent une véritable opportunité pour les habitants de la plaine mais plus largement pour toute la ville. Le centre Schweitzer, lieu de vie et d’écoute se trouve aussi renforcé dans son rôle majeur sur la commune.

Lys'mag : Puisque nous parlons du patrimoine bâti, que pouvez-vous nous dire sur les châteaux et belles demeures présentes à Dammarie et dont il reste quelques témoignages ?

Jacqueline Bonjean : En effet il y avait sur Dammarie de très belles propriétés et châteaux. J’ai un attachement particulier pour le château de Mun, qui accueille aujourd’hui  des logements, car je garde le souvenir de la marquise de Mun allant à la messe. Je me souviens aussi du magnifique château de Bellombre, malheureusement détruit ainsi que du château Gaillard. Je suis très heureuse que la municipalité ait eu la volonté de sauver de la ruine le château des Bouillants, appelé également villa Kerranic pour le transformer en espace d’expositions et  le château de Soubiran. Enfin je regrette que le château des vives eaux soit aujourd’hui à l’abandon alors qu’il a participé à un moment très sympathique dans la vie récente de Dammarie. C’est en effet lui qui a accueilli la Star'Ac. Je me souviens de l’ambiance qui régnait au retour des cars après l’émission télévisée. C’était de la folie ! Lors d’une journée portes ouvertes dans le château, des gens dormaient dans leur voiture pour être les premiers sur place, d’autres voulaient acheter un terrain à côté.

Lys'mag : Parlons de la cartonnerie. C’est un des lieux qui compte beaucoup aujourd’hui sur la ville.

Jacqueline Bonjean : En effet et j’en suis ravie. J’ai connu l’usine Devoisselle en activité. Des amis y travaillaient. Lorsque la cartonnerie a pris naissance sur ce site, j’ai été très touchée par la conservation de l’architecture du bâtiment et par le nom qui a été donné à ce complexe de loisirs. C’est un très bel hommage à tous ceux qui étaient employés sur ce site.
J’avoue que j’étais loin de penser que c’était aussi grand. Aujourd’hui, comme beaucoup de Dammariens, j’ai plaisir à y aller en famille, avec mes petits-enfants.

Lys'mag : Qu’aimez-vous faire à Dammarie ?

Jacqueline Bonjean : Avant tout  j’aime le contact humain. Lors de mes sorties quotidiennes, je rencontre des Dammariens à chaque coin de rues.  J’ai beaucoup de plaisir à parler avec eux de leur vie, de leur famille, de Dammarie, de son évolution, très bien perçue dans son ensemble.  J’aime me promener dans les parcs de l’abbaye, de Farcy, de Soubiran. Les bords de Seine sont un site magnifique. Je me souviens des années 60. Il n’y avait pas encore de piscine. Les enfants apprenaient à nager dans l’étang à côté de la Seine, sous l’œil d’un maitre nageur. Aujourd’hui ce lieu commence véritablement à revivre avec les dimanches au bord de l’eau durant lesquels le chemin de halage est fermé à la circulation et les animations pédalos offertes pendant les vacances estivales aux Dammariens sur ce fameux petit étang. On peut arriver à Dammarie par hasard mais on y reste toujours pour le plaisir.

Découvrez notre histoire locale

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La Bonbonnerie Jacquin

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