Un mirage de bonbons
Il fut un temps où d’une avenue de Dammarie-lès-Lys, s’échappaient des senteurs sucrées et vanillées qui faisaient saliver le palais des petits et des grands.
Cette fabrique de saveurs était la Bonbonnerie Jacquin. Connue à Paris dès le milieu du XIXème siècle où déjà deux magasins étaient implantés, une usine de fabrication de confiserie s’installe sur la commune en 1875.
Anatole Jacquin, un des membres de la famille, prend domicile à Dammarie-lès-Lys. L’ancienne avenue de Chailly portera son nom dès 1926. Puis elle sera rebaptisée avenue Anatole France en 1936.

Plus tard, son fils, Léon Jacquin, né à Dammarie-lès-Lys le 11 Mai 1872, reprendra l’entreprise. Il sera élu Maire de la commune de 1925 à 1935. Il décèdera à Dammarie-lès-Lys le 20 mars 1937. Une rue honore toujours son souvenir. Elle est perpendiculaire à l’Avenue Anatole France.
L’entreprise confectionne à sa création, en 1846, principalement des dragées. Le père fondateur de l’entreprise, Julien Peysson, obtint un brevet d’invention pour une machine améliorant la fabrication de ces bonbons.
Progressivement, l’activité se diversifie vers d’autres produits de confiserie, dont notamment des chocolats. La Maison Jacquin obtiendra, à travers le monde, de nombreuses récompenses pour la qualité et l’originalité de ses produits. La devise de la bonbonnerie, qui apparait en 1937, est « offrir des chocolats est une tradition charmante si elle est signée Jacquin »
Au départ, l’entreprise compte 29 ouvriers. Son activité s’accroit avec la création de la ligne de tramway reliant Melun à Barbizon et qui passe devant l’entreprise, ainsi qu’avec le réseau ferroviaire de la ligne Paris-Lyon-Marseille (PLM) qui permet aux trains de s’arrêter au cœur de la capitale seine-et-marnaise. La gare de Melun est très proche de l’ancienne avenue de Chailly et de l’entreprise.
En 1920, on ne comptera pas moins de 400 ouvriers à la Bonbonnerie Jacquin, ce qui en fera une des entreprises les plus florissantes de la région.
Sur ce site, aujourd’hui disparu, hélas pour le plaisir de nos papilles, un lotissement de quelques 70 coquettes maisons a été construit vers la fin des années 80 et se situe perpendiculairement à l’avenue Anatole France, dans les rues Jean Monnet et Pierre Chanteloup.



