Vous êtes ici : Accueil Présentation Le Budget Interview de Gilles Battail, élu aux finances
Outils personnels
Se connecter
Sections
Fiche d'identité

Population : 20 262 habitants
(au 1er janvier 2012)
Superficie : 1 027 hectares
Altitude : 65m, 48m en bord de Seine, 100m à la Glandée
Densité :
 2 006 hab./km2

Code postal : 77190
Département : Seine-et-Marne
Arrondissement : Melun
Intercommunalité : Communauté d'agglomération Melun Val de Seine

Député-Maire :
Jean-Claude Mignon

 

Interview de Gilles Battail, élu aux finances

Gilles Battail : Dammarie est une ville qui se transforme, qui recherche constamment à améliorer le cadre de vie des habitants. Nous disposons d’ores et déjà de nombreux équipements et nous continuons à en construire afin de répondre au mieux aux besoins des Dammariens.

- Quelles sont les lignes directrices de ce budget ?

Gilles Battail

Dammarie est une ville qui se transforme, qui recherche constamment à améliorer le cadre de vie des habitants. Nous disposons d’ores et déjà de nombreux équipements et nous continuons à en construire afin de répondre au mieux aux besoins des Dammariens. Nous proposons également beaucoup de services aux habitants afin de faciliter leur vie quotidienne et de leur offrir des moments de détente et de loisirs. Nous sommes très soucieux d’être au plus proche des besoins de chaque Dammarien en favorisant solidarité, égalité des chances et cohésion entre tous les habitants, et toutes les générations. Voilà ce qui dicte le choix des dépenses à Dammarie.

 

- Quel est le montant du budget ?

Le budget global de la ville s’élève à un peu plus de 49 millions d’euros., un montant en légère diminution par rapport à l’année précédente, mais qui ne nous empêche pas de faire preuve d’ambition. Cette somme se décompose en deux : la section fonctionnement et la section investissement, qui comprennent chacune des recettes et des dépenses. La section fonctionnement regroupe essentiellement les dépenses nécessaires au bon fonctionnement des services communaux (rémunération du personnel, travaux d’entretien des locaux, affranchissement, activités proposées aux enfants, aux jeunes, aux seniors…). L’investissement concerne toutes les opérations financières qui touchent au patrimoine (réfection de voiries, acquisition de gros matériel, construction d’équipements…). Prenons un exemple simple, mais parlant. Acheter de la craie pour une école est une dépense de fonctionnement tandis que l'achat d'un nouveau tableau passera en investissement.

 

- Parlons d’abord des dépenses. Quels sont les principaux investissements ?

Le programme d’investissement pour cette année représente environ 20 millions d’euros, soit 41,76 % du budget global. C’est un montant important qui reflète la volonté municipale de poursuive l’effort d’aménagement de la ville.

Cette année, ce sont plus de 10 millions d’euros qui vont être investis dans le Programme de Rénovation Urbaine (PRU). La transformation de ce quartier engagée en 2006 est essentielle pour les habitants de la Plaine du Lys, mais bénéficie plus largement à l’ensemble de la ville et des Dammariens. L’évolution est déjà significative, difficile à appréhender pleinement compte tenu des travaux en cours, mais sans conteste positive. En 2011, le grand objectif est le réaménagement du centre commercial de l’Abbaye. 1,5 millions d’euros y seront consacrés.

 

- A quoi serviront les 10 autres millions ?

De nombreuses opérations sont prévues. Par exemple, la réfection totale de la rue Hector Berlioz, à laquelle plus de 1,2 millions d’euros vont être consacrés pour améliorer le confort et la sécurité sur cette voie, celle des trottoirs de la rue François Lips, endommagés par les racines d’arbres…. Nous allons lancer les travaux de voirie et de réseaux pour le nouveau cimetière et 100 000 euros vont être utilisés pour la mise en conformité de plusieurs bâtiments communaux en termes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Nous allons également intervenir dans plusieurs écoles pour rénover les cours, et aménager le château Soubiran afin d’y installer plusieurs services municipaux, ce qui nous permettra d’améliorer les conditions d’accueil des Dammariens dans le centre administratif et d’y localiser d’autres services ouverts au public. Dans le même ordre d’idée, le parking souterrain près de l’Intermarché va être modifié pour être utilisé par les agents communaux afin de libérer des places de stationnement en centre-ville.

 

- De nouveaux équipements sont-ils prévus ?

> Nous avons fait l’acquisition d’un terrain afin d’y aménager une crèche collective de 60 berceaux et nous allons financer en 2011 une mission d’aide à la maîtrise d’ouvrage pour l’aménagement de ce futur équipement. La restructuration intérieure de l’ancienne patinoire en vue d’accueillir les salles de tennis de table, accueillant également les sports de combat et le dojo, actuellement situés en centre-ville, rue Charles de Gaulle. Nous allons également achever les travaux de l’espace jeunes dans le bâtiment Langevin et l’aménagement de la salle de spectacles Pierre Bachelet à La Cartonnerie qui deviendra ainsi l’une des plus grandes salles de spectacles du sud Seine-et-Marne.

 

- Qu’en est-il des dépenses de fonctionnement ?

> Elles s’élèvent à près de 26 millions d’euros pour 2011, ce qui représente une diminution de 0,07% par rapport à l’an dernier. Une baisse que l’on doit notamment aux différents services de la ville qui cherchent en permanence à améliorer leur productivité et à faire des économies.

La plus grosse ligne concerne les frais de personnel qui augmentent de 3,47% par rapport 2010. Une hausse due notamment à la création de 10 nouveaux postes liés à l’évolution des services et au recrutement sur des postes vacants. Dans ce montant global figurent également les charges liées au fonctionnement des services et bâtiments municipaux (eau, électricité, téléphone…), qui ont progressé en raison essentiellement de l’augmentation du prix de l’énergie et des assurances, et enfin les subventions aux associations avec 1 517 383 € versés et le remboursement de la dette qui s’élève pour cette année à 1 082 000 €.

 

- Dans ces dépenses figurent les services, activités, animations proposées aux Dammariens ?

> En effet, il y a beaucoup de manifestations organisées à Dammarie. La ville y est très attachée car cela favorise le lien social, le sentiment d’appartenance à Dammarie. Certaines d’entre elles concourent même à renforcer l’attractivité et le rayonnement de notre commune ; Ainsi en 2011, nous allons certainement accueillir les championnats de France élite de patinage artistique. Côté culture, nous offrons chaque année une programmation riche et variée. Le festival Violons Croisés avec Didier Lockwood est reconnu pour sa qualité et la salle Bachelet nous permet aujourd’hui d’accueillir certains artistes pour qui la capacité de l’Espace Nino Ferrer se révélait trop juste. A Dammarie, il y en a pour tous les goûts, pour tous les âges et toujours dans le cadre d’une politique tarifaire la plus accessible possible.

 

- Pouvez-vous nous donner d’autres exemples ?

> Les séjours vacances pour les enfants et les jeunes, les activités pour les seniors, les initiatives en faveur du soutien scolaire… Nous essayons d’apporter des réponses adaptés aux besoins de tous les Dammariens, en restant très à l’écoute et en étant très attentifs à ceux de nos concitoyens qui sont les plus fragilisés.

 

- D’où proviennent les recettes qui nous permettent d’engager toutes ces dépenses ?

> Il y a bien évidemment les impôts payés par les ménages Dammariens. Les produits issus de la fiscalité représentent plus de la moitié des recettes de fonctionnement de la ville soit 56,21%. La municipalité se bat constamment pour que les impôts n’augmentent pas. Depuis 1983, date à laquelle Jean-Claude Mignon a été élu Maire de Dammarie pour la première fois, nous avons réussi à maintenir une stabilité fiscale. Notre bonne gestion est d’ailleurs reconnue par des organismes indépendants (ndlr. encadré Dammarie primée).

Les produits des droits de mutation perçus par la ville lors des transactions immobilières sur le territoire communal, ont retrouvé un niveau identique aux montants obtenus avant la crise immobilière, ce qui devrait représenter une recette de 500 000 euros.

4,76 % des recettes de fonctionnement proviennent du règlement de prestations comme la  cantine, les centre de loisirs et les 36,86 % restant correspondent à des subventions et dotations de l’Etat, de la région, du département, de la CAF…

 

- Ces recettes sont-elles fiables ?

> Il y a toujours quelques ajustements en cours d’année. Quelques bonnes surprises, malheureusement les plus rares, mais aussi les mauvaises. Nous avons du faire face au peu de soutien de la part du Conseil général sur le PRU, ce qui nous a obligé à augmenter notre effort financier, tout comme nous bataillons avec le Conseil régional pour récupérer 3 millions d’euros qui nous avaient été promis dans le cadre de subventions mais qui nous sont refusés aujourd’hui, car les critères initiaux d’attribution de la part du Conseil régional ont changé. L’engagement était pris et nous entendons bien qu’il soit respecté. En tant que Conseiller régional, je vous assure que je ne manque pas une occasion d’évoquer ce dossier. Quoiqu’il en soit, notre situation financière est saine grâce à une maitrise rigoureuse et volontaire du budget.

 

- Les recettes suffisent-elles à financer l’ensemble de nos investissements ?

> Notre maîtrise des dépenses de fonctionnement nous permet de dégager un  autofinancement pour financer le capital de la dette et une partie des investissements, sans avoir à augmenter la fiscalité. Ce sont plus de 2 millions qui sont ainsi récupérés. Notre programme d’investissement étant toutefois d’un peu plus de 20 millions, nous recourons donc à l’emprunt. Nous adoptons la même démarche que n’importe quel ménage qui doit faire face à une dépense importante (achat d’une maison, travaux de rénovation…) et qui a un peu d’argent de côté pour en payer une partie mais doit trouver le complément auprès d’une banque. Tout comme cette famille nous sommes vigilants à emprunter à un niveau qui ne nous condamne pas à des remboursements trop lourds afin qu’il reste acceptable. Nous y parvenons tout en restant ambitieux sur nos objectifs, pour le bien être des Dammariens et l’avenir de notre ville