Tribune libre du mois de février 2012
Groupe "Union pour Dammarie-lès-Lys"
La ville de demain se prépare aujourd’hui.
La gestion d’une ville au quotidien ne manque pas d’intérêt. Nombreux sont les besoins à satisfaire et auxquels nous nous efforçons de répondre au mieux.
Nos projets se concentrent aujourd’hui sur le Programme de Rénovation Urbaine, la création de l’espace jeunes, la construction future d’une crèche collective… Notre attention se porte également sur la qualité de vie de nos concitoyens, la propreté, la voirie, les bâtiments municipaux, l’entretien des écoles, la politique sportive et culturelle.
Et l’avenir dans tout cela ? L’avenir, c’est évidemment l’aménagement du quartier Saint Louis. Cette importante friche industrielle qui borde la Seine. C’est l’ancien patrimoine économique de la ville dont il convient de réussir la reconversion, pour qu’à nouveau, cet espace apporte une nouvelle dynamique à la ville et à la Communauté d’Agglomération.
Si nous ne parlons pas aussi souvent que nous le souhaiterions du Clos Saint Louis, ce n’est pas, pour autant que nous restons inactifs sur le sujet.
Avec nos partenaires de la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine on peut même considérer que des étapes importantes sont régulièrement franchies sur ce dossier. Ainsi par exemple, la décision de lancer une étude de sols sur la seconde partie du quartier dont la pollution n’a pas encore été précisément évaluée. L’objectif est bien entendu de parvenir à une connaissance parfaite de la pollution des sols pour mieux la traiter et garantir les traitements les plus efficaces pour les activités futures qui y seront implantées qu’il s’agisse des activités économiques ou des logements.
Mais surtout, la Communauté d’Agglomération s’apprête à désigner cinq équipes d’architectes, d’urbanistes de tout premier plan pour réfléchir avec nous à la forme urbaine de ce quartier. De grandes équipes internationales se sont mobilisées et l’agglomération a reçu de très nombreuses candidatures.
C’est la preuve que notre territoire a capté l’attention et que notre bassin de vie a su convaincre sur son potentiel et sur son attractivité.
Dans quelques mois, les premières intentions de ces équipes vont se concrétiser et nous allons pouvoir engager des phases de consultation, de concertation et vous faire réagir sur ce grand projet. L’objectif, vous le savez, c’est de réconcilier la ville avec son histoire industrielle et c’est aussi partir à la conquête des rives de la Seine pour mieux les valoriser.
Cette nouvelle page de l’histoire de la ville, nous allons l’écrire tous ensemble avec vous et pour vous. Bientôt vous allez pouvoir devenir les acteurs du Dammarie de demain.
Groupe "Alternative"
« Les administrateurs territoriaux peuvent occuper l’emploi de directeur général des services de communes de plus de quarante mille habitants, ou diriger les services d’un établissement public dont les compétences, l’importance du budget, le nombre et la qualification des agents à encadrer permettent de l’assimiler à une commune de plus de quarante mille habitants… ». Le texte de loi, ici repris par le syndicat autonome de la fonction publique territoriale, est sans ambiguïté : la fonction d’administrateur est réservée aux villes de plus de quarante mille habitants. Mais la ville de Dammarie-lès-Lys est pourvue maintenant d’un administrateur : nous connaissons tous les ambitions de notre Député - Maire, il semblerait qu’elles le poussent à surestimer un peu la population des Dammariens ! Peut-être inclut-il dans son recensement personnel les douze mille habitants à venir sur le clos Saint-Louis… addition un peu prématurée, et qui de toute façon, ne suffirait pas.
A plusieurs reprises, lors de conseils municipaux ou de commission municipale, nous avons posé la question : quelles sont les références des textes qui permettent à notre ville de se voir dotée d’un administrateur alors que Dammarie-lès-Lys ne compte que vingt-et-un mille habitants ? La réponse a été édifiante : « La délibération quatre-vingt-trois du neuf septembre deux mille dix a été votée à l’unanimité ». C’est vrai, mais elle ne comporte aucune mention d’une décision spécifique concernant la nomination d’un administrateur : elle présente une modification du tableau des effectifs qui fait apparaître, soudain, cet administrateur, au même titre qu’un attaché, une puéricultrice, un éducateur-chef de jeunes enfants…
Lors d’une récente commission municipale, nous avons posé la question aux conseillers municipaux présents : « Qui a participé à une discussion concernant la nomination d’un administrateur ? » Personne n’a répondu… Lors du conseil de décembre, la question a été une fois encore posée. Monsieur le Maire a répondu par l’intimidation, une de ses méthodes favorites : on élève le ton, on demande ce qui est reproché à X ou Y… (dans ces moments-là, monsieur le Maire est un excellent comédien !) Toutes formes de réponses qui n’en sont pas, et nous n’avons toujours pas celle que nous attendons. Il est tout de même frappant de constater que notre Député, qui bien sûr se représente, n’a aucune réticence à ne pas se plier à la loi. L’une de ses réponses fut édifiante : « D’autres communes le font ». Ainsi donc pour notre législateur, à partir du moment où d’autres personnes ne respectent pas la loi, il est possible de l’enfreindre à son tour…
A moins qu’en réalité, personne ne se soit véritablement soucié de la légalité de cette nomination : dans ce cas, qui aurait pris cette bizarre initiative ? Comment le directeur général des services a-t-il pu laisser se prendre une telle décision ?
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