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Jean-Baptiste Burle ou l’art de mettre en scène Dammarie

Dammarien depuis plus de 50 ans et mémoire vivante de la commune, Jean-Baptiste Burle, amoureux de cinéma et de vidéo, aime immortaliser sur pellicule l’histoire de Dammarie et de son patrimoine.

Que filmez-vous ?

Jean-Baptiste Burle : Je vis à Dammarie-lès-Lys depuis 1961, et je ne filme que le patrimoine de la ville depuis 1967. Je m’intéresse beaucoup à la commune, sa vie, son actualité. Dès que je ressens le besoin de prendre ma caméra,  je tourne. Je fonctionne au feeling. J’enregistre des films plutôt documentaires, des inaugurations, des manifestations patriotiques… Je suis plus porté sur la technologie des caméras, et sur les techniques de prise de vue, de montage. Depuis 1997 je me suis même mis à l’ordinateur. Je ne suis pas du tout réfractaire aux innovations technologiques, bien au contraire. L’ordinateur représente un outil précieux en matière de montage vidéo. Je peux passer huit heures par jour devant mon écran.

D’où vous vient cette passion pour la vidéo ?

J-B-Burle : C’était en 1942, j’avais environ 4-5 ans. A cette époque, je découvrais pour la première fois des documentaires qui avaient été projetés à l’école. J’ai été très impressionné  par le mouvement des images. Mon père était passionné par la photo. Moi c’était plutôt le cinéma car les images bougeaient. En 1954, un ami de mon père m’a donné quelques cours de prise de vue. A cette époque ma passion se forgeait. Puis quelques années ont passé, et en 1967 j’ai fait l’acquisition de ma première caméra, une Bauer D2. J’ai enfin pu m’adonner entièrement à ma passion pour la réalisation.

Comment définiriez-vous votre production cinématographique ?

J-B-Burle : Je réalise généralement des courts-métrages, des petits films de quelques minutes. A travers mes réalisations, même si je ne délivre pas de véritables messages, on peut déceler mon besoin de parler du présent qui s’échappe. Mes films représentent un témoignage de ce qui va disparaître. Je dois bien avoir une centaine de bobines. J’ai même créé des sauvegardes, par le biais du numérique pour conserver une trace de mon travail, et de l’histoire dammarienne,  même si la pellicule se détériore moins vite avec le temps que le support numérique. C’est un véritable travail d’archivage. Je fais aussi l’acquisition d’anciennes pellicules du début du XXème siècle sur lesquelles j’appose des sons bien étudiés pour coller au mieux à l’environnement de ces films muets si particuliers.

Faites-vous partager votre travail aux Dammariens ?

J-B-Burle : J’ai été président du Caméra-Club du Lys de 1980 à 1987. C’était une petite structure très conviviale, bon enfant. Nous étions à peu près 20 à 25 membres, véritables amoureux de cinéma. J’organisais des concours régionaux de cinéma en amateur d’Ile-de-France avec les menbres du club. Aujourd’hui, l’association n’existe plus mais je continue à filmer Dammarie dans ses moindres recoins. En 2007, j’ai projeté un long-métrage de deux heures sur l’histoire locale de la commune à l’Espace Nino Ferrer, qui a rassemblé plus de 200 personnes et j’interviens maintenant de temps à autre lors des rencontres seniors organisées par la ville le vendredi.

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