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CAMPEMENTS ROMS SUR LA COMMUNE

Beaucoup d'entre vous m'interrogent sur la présence de nombreux roms sur la commune et me font part de difficultés engendrées en termes d'insalubrité et de sécurité : nombreux déchets sur l'espace public, fouilles quotidiennes des poubelles, mendicité... Bien évidemment, je connais et je déplore tout comme vous cette situation intolérable pour notre commune et ses habitants. J'ai mis en oeuvre tout ce que la ville est autorisée à faire dans le champs de ses compétences (prise d’arrêtés municipaux pour demander l’évacuation des lieux sur des terrains privés, en complément du dépôt de plainte déposé par les propriétaires, augmentation des interventions des services municipaux entre autres les agents du service nettoiement, les policiers municipaux... que je remercie pour leur engagement). Je suis bien évidemment en contact très régulier avec la préfecture qui a la charge d'organiser les opérations d'évacuations dès lors que la justice a rendu sa décision. Je vous invite à lire le texte qui suit afin de prendre connaissance de façon plus exhaustive de la situation, des procédures et des perspectives sur ce sujet de préoccupation majeure pour notre ville. Le but est bien de vous informer et non pas de susciter des propos haineux, injurieux qui n'ont pas leur place et n'apportent aucune solution au problème. Le Maire Gilles Battail

 

Nous sommes confrontés depuis plusieurs mois à la présence de nombreux  roms dans notre ville qui se sont installés illégalement sur des terrains et dans des bâtiments privés.

Leur présence en grand nombre génère d’importants problèmes d’ insalubrité et de sécurité : fouille des containers d’ordures,-dépôt  de déchets, brulage de matériaux , utilisation sans titre des transports en commun, mendicité insistante et parfois agressive , vols à l’étalage et consommation  sur place dans les magasins.

Ce n’est pas la première fois  que des campements roms se créent sur la commune. A chaque fois, la ville lance une procédure d’expulsion  devant la justice, première étape indispensable. Une fois la décision  rendue, si elle est positive, l’évacuation du campement est possible.

Jusqu'à présent nous avons toujours obtenu  gain de cause.

Aujourd’hui la situation est encore plus complexe en raison du nombre de roms présents dans les 2 campements, l’un situé dans un bâtiment appartenant à la société Eiffage Avenue Montaigne  et l’autre situé dans des terrains propriétés de la COOPER  et de Port Autonome de Paris, en bords de Seine.

Ce sont plus de 800 personnes   qui sont actuellement présentes  sur la ville.

Il s’agit de roms, soit originaires de Roumanie, soit de Moldavie  qui  n’ont pas le même statut et les mêmes droits. Les premiers sont européens, les seconds bénéficient d’un accord  spécifique qui les autorise  à venir sur le territoire français sans visa dans le cadre d’une demande d’asile.

Cette différence se retrouve  aussi dans les procédures d’évacuation des camps  où ces derniers bénéficient d’une procédure spécifique avec l’OFII (office francais de l’immigration et de l’intégration).

La ville met en œuvre tout ce qu’elle est autorisée à faire dans le cadre de ses compétences (prise d’arrêtés municipaux, interventions des services municipaux…).

Aujourd’hui , c’est à la Préfecture d’organiser avec les forces de police l’opération d’évacuation.  Plusieurs échanges ont eu lieu avec  la préfecture  à ce sujet et une réunion  regroupant le propriétaire du terrain, la Cooper, la ville, plusieurs services de l’Etat et la police a eu lieu le lundi 9 septembre  et une seconde est programmée le 23 septembre.

Pour l’autre campement illégal dans les locaux d’Eiffage,  la décision de justice est attendue cette semaine.

Dans le cadre de la procédure d’évacuation, les villes ont dorénavant l’obligation de mettre un équipement  communal à disposition, souvent un gymnase.  Cette demande de l’Etat n’est pas sans poser de problèmes aux communes et ce à plusieurs titres. En effet, elle entraine l’immobilisation d’un équipement public pour une période indéterminée et le maintien de la présence sur la ville des personnes expulsées, avec  de ce fait la poursuite de troubles à la sécurité et  la salubrité publiques .

Au-delà des complexités évoquées ,   cette évacuation est  en cours de préparation.

Plusieurs villes de Seine et Marne, comme Pringy, Combs la Ville, Bussy Saint Georges, connaissent ou ont connu récemment un afflux de ces populations et ont, tout comme nous,  lancé et pour certaines, déjà obtenu une expulsion.

Mais les évacuations ne règlent pas tout puisque nous assistons souvent à des reports d’un campement évacué vers un campement encore sous le coup d’une procédure d’expulsion. Notre ville est en outre particulièrement fragile  en raison des nombreuses friches et bâtiments industriels désaffectés.

Il ne m’appartient pas d’intervenir  sur la politique migratoire mise en œuvre  à l’échelon national et international, les maires n’ont pas cette compétence. En revanche, ce sont eux et leurs habitants qui subissent  des décisions dont les conséquences ne sont pas prises en compte, voire totalement ignorées ou minimisées comme c’est le cas  pour notre ville.

Nous ne voulons pas stigmatiser des personnes  en raison de leurs origines ou de leurs modes de vie mais nous ne pouvons pas nous taire et accepter que rien ne se fasse pour ces seules raisons.

Je comprends le désarroi, voire la colère que certains d’entre vous m ont exprimé et je les partage. La loi doit être respectée,  et les expulsions effectuées.

Soyez assurés  de ma totale détermination à nous faire entendre et à défendre notre ville.

Le Maire Gilles Battail