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La ville de demain se dessine

La Ville a mis en place sur les grandes orientations du Projet d'Aménagement et de Développement Durable (PADD), et de ce fait, tous les projets pouvant être de nature à compromettre ou à rendre plus onéreux l'exécution du futur plan peuvent se voir opposer un sursis à statuer.

 

Le Plan d'Aménagement et de Développement Durable (PADD) est un des documents du Plan Local d’Urbanisme (PLU) et du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT). Ce document synthétique doit faire apparaître clairement les grandes orientations retenues pour le territoire dammarien.

Vous pouvez également donner votre avis en laissan un message à l'adresse mail suivante : revisionplu@mairie-dammarie-les-lys.fr

Depuis les lois « Grenelle II » (du 12 juillet 2010) et « ALUR » (Accès au Logement et Urbanisme Rénové, du 24 mars 2014), ce plan intègre les préoccupations en matière de protection de l’environnement, veille à l’équilibre entre le renouvellement urbain, la préservation des espaces naturels et des paysages. Le diagnostic communal, réalisé dans le cadre de la démarche du PLU, a permis de mettre en avant les besoins et enjeux du territoire. Les ambitions portées par le Conseil municipal sont symbolisées par cinq grands objectifs qui régiront le développement de la commune pour les quinze prochaines années : affirmer la visibilité de Dammarie-lès-Lys au sein de l’agglomération de Melun Val de Seine, maîtriser le développement urbain à l’intérieur du tissu existant, réconcilier et harmoniser la ville avec son environnement naturel, favoriser les mobilités durables et enfin encourager le développement économique et l’innovation.

Affirmer le poids et la visibilité de Dammarie-lès-Lysau sein de l’agglomération de Melun Val de Seine

De nombreux habitants de Dammarie-lès-Lys sont des usagers quotidiens de la gare de Melun. La Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine travaille actuellement sur la requalification du quartier de la gare. Le projet vise à la création d’un pôle d’échange multimodal ainsi que d’un quartier d’affaires. Par ailleurs, la requalification de la rue des Frères Thibault, lien entre ce projet et celui du quartier Saint-Louis, permettra de constituer un véritable boulevard urbain intégrant tous les modes de circulation (automobile, transports en commun, cycles et piétons). Dans le cadre de ces projets, les enjeux de déplacement sont essentiels. Le franchissement de la Seine devient une nécessité absolue.

Élaboration d’un modèle urbain durable

Le site du Clos Saint-Louis est une friche industrielle de plus de 100 hectares située en bords de Seine. Sa reconversion permettra de mettre fin à cet espace de notre territoire inutilisé et d’utiliser une réserve foncière essentielle pour l’agglomération de Melun Val de Seine, tout autant que pour Dammarie-lès-Lys. Le projet du Clos Saint-Louis, en continuité directe avec le projet de requalification du quartier de gare, a pour objectif de créer un quartier mixte combinant des logements, des équipements, des activités économiques raisonnables et des commerces à proximité du centre de l’agglomération comme de ses transports en commun. La réalisation de ce futur quartier devra nécessairement être phasée compte tenu du nombre d’habitants qui pourront à terme s’y installer. La Ville souhaite en profiter pour témoigner son engagement en matière d’intégration paysagère, de qualité architecturale, d’exigence environnementale et de performance énergétique.

La Ville souhaite favoriser la vie économique locale, améliorer le cadre de vie de la commune ainsi que son espace public. Un projet de restructuration de son centre ancien est en cours afin de redynamiser la vie commerçante locale. Ce projet prend également en compte la réorganisation du plan de circulation et de stationnement du quartier. Il permettra au centre ancien de s’ouvrir et de s’orienter vers le cœur de l’agglomération. Autre enjeu important : maîtriser impérativement la densification parcellaire dans les quartiers pavillonnaires (construction d’un ou plusieurs logements supplémentaires sur une parcelle déjà bâtie). La densification des quartiers à proximité des équipements, des services, des commerces et des transports en commun doit être permise en vue d’obtenir un tissu urbain à densité rationnelle. En revanche, les quartiers plus isolés ou situés au contact des lisières boisées seront préservés.

Préserver le patrimoine

Le Plan d’Aménagement et de Développement Durable entend préserver le patrimoine dammarien en régulant l’urbanisation à proximité des bâtiments historiques. Il devra respecter leur valeur et ne pas engendrer de confrontation brutale entre patrimoine bâti et nouvelle urbanisation. Les ruines de l’Abbaye du Lys sont protégées au titre des monuments historiques, cependant, tout le patrimoine communal ne fait pas l’objet de mesures de protection et certains éléments dits du « petit patrimoine » ont vocation à être préservés et valorisés (les Châteaux Soubiran et des Bouillants, l’Église Notre Dame de la Visitation…).

Assurer une mixité sociale

Les ménages jeunes ou composés de personnes âgées et les familles aux revenus modestes rencontrent de réelles difficultés pour trouver un logement. Pour répondre à l’attente des Dammariens, la commune veillera à offrir des logements diversifiés en taille, abordables et adaptés à tous les publics, à faire évoluer l’offre de logement à l’évolution démographique et à la mutation des modes de vie. L’effort sera aussi porté sur la lutte contre l’habitat indigne et le renouvellement du parc de logements dé- gradés. De manière concrète, la résidence multi-générationnelle, prévue en fi n d’année 2018, entre l’avenue du Maréchal Foch et la rue Pierre Curie est le premier symbole de cette volonté municipale.

Réconcilier la ville et son environnement naturel de premier plan

Le maintien des grandes structures paysagères de la commune fait partie de la volonté municipale. Il s’agit notamment des secteurs forestiers d’Étrangle-Veau, du massif de Fontainebleau, du Bois de la Buvette et du Bois de la Butte Guidon, de la Seine et ses berges… Ces paysages naturels qualifient l’identité de Dammarie-lès-Lys. Ils représentent des espaces de loisirs importants pour les habitants et sont des réservoirs écologiques essentiels dont l’équilibre ne doit plus être mis en danger par l’urbanisation.

Protéger les espaces agricoles

La Ville a la volonté de protéger les espaces agricoles en tant que paysage naturel de qualité contribuant au paysage local, en lien avec le grand paysage agricole au sud de Dammarie-lès-Lys. La conservation de ces espaces agricoles permet de favoriser la mise en place d’un corridor naturel et de préserver la structure du hameau de Vosves notamment. Les jardins maraîchers ont vocation à être encouragés pour le paysage qu’ils offrent à l’intérieur d’un territoire urbanisé. Le jardin maraîcher d’insertion, baptisé « Vert chez moi », issu d’un partenariat entre la Ville et l’association ODE (Orientation Développement Emploi), a pour objectif d’accompagner des personnes vers l’emploi dans la découverte de l’activité maraîchère et de promouvoir des circuits courts. La commune soutient les initiatives de jardins familiaux sur le territoire.

Connecter les espaces naturels avec la ville

Les trames verte et bleue sont constituées des espaces naturels emblématiques (la forêt de Fontainebleau classée Réserve de Biosphère, Natura 2000..., la Seine et les parcs) ainsi que des espaces verts plus banals (les jardins privés). Tous ces espaces forment des continuités écologiques qu’il faut mettre en valeur avec des sites plus locaux (les domaines des résidences bourgeoises, les jardins des particuliers dans les quartiers pavillonnaires) qui constitueront un ensemble de « poumons verts » apportant des aérations au tissu urbain. L’organisation de ces trames s’inscrira notamment dans la mise en place d’un véritable schéma paysager à l’échelle de la commune pour connecter les grands ensembles paysagers. L’objectif est de créer des coupures d’urbanisation et d’offrir la possibilité à tous les habitants d’une véritable appropriation de ces espaces publics.

Favoriser les mobilités durables

La commune souhaite rechercher des complémentarités entre les différents modes de déplacement (voiture/transports collectifs, modes doux/transports collectifs) et identifier en vue de leur aménagement, des lieux d’intermodalité (lieux adaptés pour un rabattement vers les gares, les points d’arrêt et les stations des lignes). Le pôle multimodal de la gare de Melun accueillera un terminal de bus, la gare RER, une station du « T Zen » ainsi que des parcs de stationnement. Par ailleurs, la diminution de l’utilisation du véhicule individuel peut être encouragée par la mise en place de systèmes d’auto-partage ou de covoiturage. L’aire de covoiturage dans la zone commerciale de Chamlys en est une illustration. Le territoire possède déjà un réseau développé de sentiers pédestres et d’itinéraires cyclables. Cependant, la Ville souhaite créer et allonger les continuités cyclables et pédestres qui permettront de desservir tous les équipements publics d’une part, et les commerces et services, d’autre part. Enfin, la commune entend faciliter la pratique du vélo par une sécurisation des routes (aménagements spécifiques, zones 30), une signalétique efficace et la création de parkings dédiés aux abords des différents équipements publics.

Requalifier les axes principaux pour apaiser les circulations

La rue des Frères Thibault et le début de la route départementale 372 (avenues Jean Jaurès, Montaigne et du Lys) sont des voies actuellement peu qualitatives en termes d’environnement et de circulation. L’objectif est de donner plus de place aux modes de déplacements doux (piétons, vélos) et aux transports en commun, de pacifier la circulation automobile et de qualifier l’espace public. La limitation du trafic de transit constitue un enjeu important que la commune souhaite appréhender le plus en amont possible. Pour cela, la réalisation du contournement aval de l’agglomération de Melun est essentielle. La réalisation d’une traversée souterraine sous les voies ferrées vers la rue de la Fosse aux Anglais sera aussi nécessaire pour fluidifier le trafic et faciliter l’accès au futur quartier Saint-Louis. Enfin, les entrées de ville seront davantage marquées à l’aide d’aménagements paysagers, de mobilier urbain spécifique, d’affichage public intégré ou encore de réaménagements ponctuels de certaines de ces entrées.

ENCOURAGER LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET L’INNOVATION

Favoriser le commerce de proximité

Le maintien du commerce de proximité est un enjeu primordial des politiques publiques de développement. Non seulement il constitue un service de premier ordre, mais il contribue aussi à l’équilibre social de la Ville. Le centre-ville de Dammarie-lès-Lys concentre des commerces, des équipements et des services et participe à la qualité de vie dans la commune et à son attractivité. Un projet de redynamisation du centre a été engagé pour soutenir la liberté d’entreprendre et attirer de nouveaux commerces. Il doit également garantir l’activité commerciale en requalifiant l’espace public (restructuration du stationnement, accessibilité de la chaussée et des trottoirs) afin de faciliter l’accès aux commerces, mais aussi améliorer leur visibilité pour le chaland. Une aide sera apportée aux commerçants pour améliorer leur devanture (façades, enseignes) en respectant les éléments de patrimoine reconnus.

Promouvoir les énergies propres

Une énergie propre ou verte est une source d’énergie dont l’exploitation est peu polluante. La commune promeut la mise en œuvre de projets d’énergies propres, quel que soit le mode de production mettant ainsi à contribution les potentialités de son contexte géographique. Elle est à l’origine d’un projet de chauffage urbain par une centrale de géothermie (chaleur issue d’un gisement d’eau chaude profond de 1,6 km) dans les quartiers de l’Abbaye du Lys et de la Plaine du Lys. Plus de 4 000 logements bénéficieront de ce système écologique et économique pour se chauffer quand le projet sera réalisé d’ici fin 2017. Un projet de mise en place d’une usine de méthanisation est aussi à l’étude dans le quartier des Vives-Eaux. Cette usine produira du gaz à partir de la dégradation de matière organique issue de déchets agricoles.