La fresque de tout un quartier
Une fresque qui contribue à créer et renforcer des liens de solidarité et de générosité entre les habitants d’un quartier. Voilà l’histoire d’un beau projet qui a abouti récemment à Dammarie.

Il était une fois une résidence, Jean de la Fontaine, dans laquelle un mur faisait l’objet de dégradations, graffitis et cristallisait le mécontentement des habitants, voire générait des tensions intergénérationnelles. C’est alors qu’un jeune du quartier, Almany Dramé, a eu l’idée de réaliser une fresque sur ce mur et a fait partager cette idée à six de ses amis. Ils se sont alors tournés vers le centre socio-éducatif Schweitzer pour obtenir un soutien pour mener à bien ce projet. Objectifs : valoriser le cadre de vie des habitants et renouer le dialogue entre les générations. « J’ai voulu réunir tous les habitants autour de ce projet », confie Almany. « Je voulais qu’ensemble, nous fassions quelque chose de joli dans le quartier ». Intitulée « Solidarité », cette fresque de 90 m2 achevée fin juin et longue de 23 mètres est le fruit d’un véritable investissement de la part des habitants.
« Ça a créé du lien à 100 % »
Ce projet a suscité enthousiasme, générosité et solidarité durant des mois entre les résidants du quartier, toutes générations confondues. A l’issue d’une première concertation entre le centre social et les habitants en avril dernier, tous se sont mis d’accord sur les thématiques à intégrer dans la fresque : l’histoire de Dammarie, l’évolution de la ville, le quartier Jean de la Fontaine, des portraits d’habitants, des lieux d’évasion représentés par le soleil et la mer, associés à des messages sur le respect et la tolérance. Un mois après, la fresque prenait forme. Cinq jours ont été nécessaires à sa mise en œuvre. Durant sa conception, la bonne humeur et la convivialité ont régné entre les habitants et ont donné vie à de nombreux moments de partage. Georgette préparait les repas pour les participants, Gaston, autre figure emblématique de la résidence (hélas disparu au cours de l’été), venait les encourager.
Outre le Centre socio-éducatif Albert Schweitzer, l’APAM (association de prévention de l’agglomération melunaise) huit graffeurs professionnels ont participé à la mise en œuvre du projet. Ces derniers ont guidé les habitants, leur ont donné des conseils pour peindre, graffer. Michel, habitant du quartier âgé de 47 ans, reconnaît leur disponibilité : « Ils étaient très à l’écoute de nos envies, et de ce qu’on voulait voir afficher sur la fresque. Ça a créé du lien entre les habitants à 100 % ».
Au-delà du plaisir de partager un beau projet, cette action aura permis aux habitants de contribuer à l’amélioration de leur cadre de vie au sein de leur quartier. « Je suis très satisfaite du travail réalisé, et j’espère que la fresque restera le plus longtemps possible en bon état », nous confie Georgette.
Pour clore cette belle aventure, les participants se sont retrouvés à l’Espace Nino Ferrer, aux côtés du Député-maire Jean-Claude Mignon, de Slimane Bouklouche, adjoint au maire chargé de la cohésion sociale et de la jeunesse et de François Blanchon, conseiller municipal délégué, pour visionner le film de la réalisatrice Marilou Robillard, retraçant la vie de ce projet et regarder l’exposition photographique qui lui était également consacrée.
