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La Ville a inauguré son nouveau chauffage urbain !

La Ville s'est lancée dans un chantier ambitieux : la mise en place de la géothermie pour son chauffage urbain. En mars dernier, le maire Gilles Battail, les élus du conseil municipal et ENGIE Réseaux, partenaire de la Ville, ont inauguré la centrale géothermique de Dammarie-lès-Lys. Depuis la fin d’année, le réseau de chaleur dammarien est alimenté à plus de 80% par de l’énergie renouvelable et locale.

 

Il y a un peu plus d’un an, le chantier de la géothermie démarrait et la Ville se lançait dans un projet durable et ambitieux : chauffer son territoire avec l’énergie propre stockée sous nos pieds ! En effet, la grande particularité du bassin parisien est d’avoir de formidables ressources géologiques avec ses cinq grands aquifères dont le « Dogger », un gisement d’eau chaude (50 à 95°C) à 1,6 km de profondeur et qui s’étend sur plus de 15 000 km2. Depuis le 1er novembre 2017, cette ambition écologique est devenue une réalité ! La centrale produit, à l’heure actuelle, plus de 14 000 MWh (mégawatt-heure) et fournit en chaleur près de 3 500 logements. Auparavant alimenté en gaz, le réseau de chaleur dammarien fonctionne, aujourd’hui, à 85 % par la géothermie et ne sera plus soumis à la fluctuation des marchés comme c’était le cas avec les énergies fossiles.

En quoi consiste la géothermie : rappel !

La technique consiste à récupérer l’énergie stockée sous la surface de la terre. La chaleur est remontée à la surface en réalisant un forage plus ou moins profond. À Dammarie, le forage ira jusqu’à 2 000 m, là où la température se situe entre 50 et 95°C.

Il représente une sécurité d’approvisionnement, disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an. C’est une énergie moins chère que le gaz, moins néfaste pour l’environnement et inépuisable. Il sera utilisé par plus de 4 000 logements, le collège et le lycée sans doute et j’espère la piscine. Dans un contexte de hausse régulière des prix de l’énergie, la chaleur géothermique se révèle très compétitive car son coût n’est pas soumis à la fluctuation des marchés comme c’est le cas pour les énergies fossiles.

La géothermie et la pompe à chaleur assureront au moins 80% des besoins annuels du réseau. Au total, ce sont plus de 30 Gigawatts qui seront livrés chaque année par le réseau à ses abonnés. Les 20% restants seront assurés par des chaufferies gaz d’appoint. Avant le lancement de ce grand forage, des pré-travaux ont été menés en septembre.

Elle est décrite comme étant la «vieille énergie nouvelle». Déployée en France dans les années 80 après les chocs pétroliers, la géothermie connaît une seconde jeunesse, avec comme usage principal le chauffage urbain. Comment ça marche ? L’idée est simple : Récupérer l’énergie stockée sous la surface de la Terre et s’en servir pour nous chauffer. Pour être un peu plus précis, la chaleur dégagée par notre globe est créée par la désintégration des roches sous nos pieds. En d’autres termes, plus on s’enfonce dans le sol, plus la température augmente (c’est ce que l’on appelle le gradient géothermal). Ainsi, les roches peuvent atteindre une centaine de degrés à environ 2 000 mètres de profondeur ! Une chaleur inépuisable disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an, quelle que soient les conditions atmosphériques et limitant les émissions de gaz à effets de serre et de CO2. La géothermie épargne l'émission de 9.320 tonnes de CO2 par an, par rapport à la solution gaz antérieure et n’utilise pas d’énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) néfastes pour les générations futures.

Le Dogger, une nappe d’eau chaude souterraine

Le contexte géologique favorable du bassin parisien permet le développement de réseaux de chaleur géothermiques alimentés principalement à partir du Dogger (un gisement d’eau chaude profond de 1,6 km dont la température se situe entre 50 et 95°C.). Pour amener l’énergie en surface, l’eau chaude souterraine doit être extraite au moyen d’une technique appelée doublet géothermique qui consiste à faire fonctionner deux puits de forage : un forage de production et un forage de réinjection. Cette eau est envoyée vers un échangeur thermique qui permet le transfert de la chaleur géothermale vers un circuit rempli d’eau propre et non polluante, celui du chauffage urbain. L’eau géothermale est ensuite réinjectée dans le Dogger via un second puits appelé “injecteur”.

Un chauffage moins cher

A Dammarie-lès-Lys, cette technique va donner naissance à un réseau de chauffage urbain pour le quartier de l’Abbaye et la Plaine du Lys. « Plus de 4000 logements vont bénéficier de ce chauffage écologique. L’idée, c’est de trouver une énergie moins cher, inépuisable et moins néfaste pour l’environnement. La géothermie remplit ces critères », affirme  François Blanchon, adjoint au maire délégué à l’urbanisme, à l’habitat et au développement durable.

L’autre avantage de taille de la géothermie est la réduction des coûts. Dans un contexte de hausse régulière des prix de l’énergie, le coût de la chaleur géothermique sera de plus en plus compétitif année après année, car non soumis à la fluctuation des marchés comme c’est le cas pour les énergies fossiles. De plus, les usagers bénéficieront d’un taux réduit de la TVA, ramené  à 5,5 %.  Une fois les bâtiments raccordés au réseau, tous les usagers auront accès en continu au chauffage et à l’eau chaude à un coût optimisé et maîtrisé. Ce réseau de chaleur offre donc une réponse solidaire à la précarité énergétique.

 

Pour tout savoir sur la géothermie en temps réel, enregistrez vite ce lien dans vos favoris : geodalys.reseau-chaleur.fr

 

🔸 Un Espace information à votre disposition !
➡️ Pour répondre à toutes vos questions sur le chantier de la géothermie, une permanence située dans le module d'accueil rue de la Résistance est à votre disposition le mardi de 10h à 13h et le vendredi de 14h à 17h.