Les jeunes au rythme du hip hop
Les jeunes Dammariens découvrent jusqu’à juin ce courant artistique tous les mercredis après-midi à l’Espace Gérard-Philippe, dans le cadre des activités organisées par le service jeunesse.

Le hip hop, ou comment s’amuser, apprendre, découvrir et s’épanouir. Ce sont les maîtres mots de Têvi Lawson. Danseur professionnel, professeur chaque mercredi durant deux heures à l’Espace Gérard-Philippe, il transmet à de jeunes Dammariens son amour pour ce courant artistique venu d’outre-Atlantique. Le rythme dans la peau, Têvi sait cadencer ses cours pour susciter l’intérêt de ses élèves.
14 heures : Outre la danse, chaque séance se compose d’une immersion dans la culture hip hop à travers un échange, souvent passionné. « Vous ne pouvez pas appréhender cette culture sans savoir ce que c’est », explique Têvi. Tout en testant les connaissances de ses élèves parfois intimidés, il leur retrace l’histoire du mouvement artistique né dans le Bronx (New York) dans les années 70. Le hip hop est bien plus qu’un style musical, poursuit-il : « C’est un mouvement populaire qui regroupe trois modes d’expression : la musique avec le rap ou le beatbox*, la danse et le graffiti ». Ce courant artistique est avant tout un état d’esprit, avec ses propres codes : des valeurs comme le respect, un style vestimentaire bien spécifique. Ensuite Têvi questionne les jeunes breakeurs* sur les diverses danses issues du mouvement hip hop. L’un d’eux répond : « Il y a le Krump. C’est une danse vraiment bizarre », lance Raja. Leur professeur fait le lien entre celle-ci et les danses tribales africaines. Le Krump étonne en effet par sa gestuelle fulgurante et l’énergie qui est déployée. Après une entrée en matière instructive, Têvi débute le cours de danse.
14h30 : Chacun prend place sur le dance floor. Professeur devant, élèves derrière, la musique rythme leurs pas. « Écoutez bien la voix du chanteur, c’est important pour être en phase avec le tempo », insiste Têvi. Les jeunes Dammariens miment les pas de danse de leur professeur. Certains éprouvent de la difficulté à restituer fidèlement la chorégraphie. Ils la trouvent complexe, mais l’essentiel est ailleurs commente leur professeur : « Ce n’est pas grave si vous n’y arrivez pas dès le début. Nous avons jusqu’à juin pour assimiler la rythmique ». Les apprentis danseurs de hip hop s’entraînent au gré des répétitions, avec l’envie réelle de progresser. Une fois la chorégraphie intégrée, ils pourront se concentrer sur la musique et mieux l’apprécier.
15h30 : C’est une pratique très courante dans le monde du hip hop. Tous forment un cercle dans lequel chacun se livre à une chorégraphie improvisée. L’interprétation est libre et chaque danseur laisse libre cours à son imagination, inspiré par le tempo.
15h45 : Professeur et élèves s’assoient en cercle, s’étirent, se détendent. Têvi leur dit quelques mots : « Vous êtes là pour vous amuser, apprendre, découvrir et vous épanouir. Le regard sur le travail des autres est primordial, on vit avec les gens. Il faut se montrer, s’affirmer. La danse va vous permettre d’acquérir de l’assurance. Vous vous connaissez bien, donc ne soyez pas intimidés ». Sur ces mots, Têvi Lawson conclut la séance en demandant : « Avez-vous aimé » ? Imen trouve ça rigolo, Raja aime ça, Mélissa et les autres ont beaucoup appris et souhaitent poursuivre la danse, en mode « freestyle ».
16h : Fin de la séance dans la bonne humeur. Jusqu’à juin, nos apprentis danseurs pourront progresser. Leur professeur souhaite créer une cohésion au sein du groupe, lui inculquer des valeurs car selon lui la danse est un mode d’expression efficace pour avancer dans la vie.
Renseignements : service jeunesse au 01 64 87 45 35
*Le beatbox : c’est l’imitation par la voix d’une boîte à rythmes.
*Le breakdance : le breakeur effectue des figures au sol, acrobatiques et souvent spectaculaires.

